Paris sportifs en ligne : la Ligue des Champions et le tennis tirent la croissance, selon l’ANJ

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Le pari sportif en ligne a encore grandi en 2025, et ce n’est pas seulement parce que les Français parient davantage. Dans une note publiée le 12 octobre 2026, l’Autorité nationale des jeux (ANJ) montre qu’une bonne part de la croissance vient tout simplement d’un calendrier plus chargé, à commencer par la nouvelle formule de la Ligue des Champions.

En bref

• En 2025, les mises en ligne ont atteint 11 517 M€ (+12,0 %) et le produit brut des jeux 1 766 M€ (+10,4 %).
• Le football pèse 54,9 % des mises, le tennis 23,0 %.
• La Ligue des Champions est passée de 137 à 189 matches, pour des mises en hausse de 48,6 %.
• Sur les paris à la mi-temps ou au set, 80 % à 89 % des mises viennent de joueurs repérés comme excessifs.

Une année sans grand tournoi, mais des mises en hausse

L’année 2025 n’avait ni Euro, ni Coupe du monde, ni Jeux olympiques. Les paris sportifs ont pourtant progressé : selon la note de l’ANJ sur les moteurs de la croissance, les mises en ligne ont atteint 11,5 milliards d’euros, en hausse de 12,0 %, pour un produit brut des jeux (ce que les opérateurs gardent après avoir payé les gains) de 1 766 M€.

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Le régulateur souligne que la dynamique engagée en 2024 se poursuit malgré ce calendrier creux. Pour comprendre d’où vient cet argent, il a découpé les mises sport par sport, puis compétition par compétition.

Le football grossit surtout parce qu’il y a plus de matches

Le football reste le premier sport des parieurs, avec 54,9 % des mises. Sa hausse affichée (+10,2 %) est même trompeuse : l’année 2024 avait bénéficié de l’Euro, qui avait généré 438 M€ de mises à lui seul. Une fois cet effet retiré, l’ANJ situe la croissance du football entre +10 % et +19 %.

La raison principale est mécanique. Avec son nouveau format, la Ligue des Champions est passée de 137 matches en 2024 à 189 en 2025, soit 38 % de rencontres en plus. Les mises sur la compétition ont grimpé de 48,6 %, et l’ANJ estime que les trois quarts de cette hausse s’expliquent par le nombre de matches, la mise moyenne par rencontre progressant beaucoup plus doucement.

Le phénomène ne se répète pas partout. La Ligue Europa et la Ligue Conférence ont subi la même réforme de format, mais leurs mises n’ont que faiblement augmenté. À l’inverse, la nouvelle Coupe du Monde des Clubs, avec ses 63 matches, a attiré dès sa première édition 3,9 M€ par rencontre, presque autant que la Ligue des Champions (4,4 M€).

La prime aux équipes françaises

Les deux rencontres les plus misées de l’année sont des finales du PSG, avec 38,2 M€ et 26,7 M€ de mises. Pour l’ANJ, cela confirme une prime nette dès qu’une équipe ou un sportif français est engagé.

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Le tennis, l’autre moteur

Deuxième sport des parieurs, le tennis représente 23,0 % des mises et a progressé de 16,0 %, sans le moindre événement exceptionnel pour le porter. D’après le compte rendu de Gaming.net, cela représente 2 652 M€ de mises, contre 6 320 M€ pour le football.

Les structures d’offre diffèrent beaucoup d’un sport à l’autre. Au basket, la NBA concentre à elle seule 54 % des mises. Au tennis, sept catégories de tournois couvrent 94 % des sommes jouées. Au football, il faut au contraire 35 compétitions pour atteindre 90 % des mises, sur les 103 ouvertes aux paris.

Plus la compétition est obscure, plus on parie en direct

La note met en évidence un lien clair entre la notoriété d’une compétition et la part de paris en direct. Sur la Ligue des Champions, le live représente 26 % des mises, et 30 % à 35 % sur les grands championnats. Sur les compétitions secondaires, on monte à 48 %, et jusqu’à 50 % à 58 % sur les deuxièmes divisions européennes.

Ce football-là tourne en continu : les championnats sud-américains couvrent la nuit, les championnats asiatiques et océaniens la matinée. Il y a donc toujours un match disponible, quelle que soit l’heure.

Ce que la note dit des joueurs en difficulté

Le passage le plus marquant concerne les joueurs que les algorithmes des opérateurs repèrent comme excessifs ou manifestement excessifs. Sur les championnats du Brésil, d’Arabie saoudite, du Japon ou d’Australie, ils portent plus de 80 % des mises au premier semestre 2026.

L’ANJ prend soin de nuancer : ces compétitions ne sont pas plus addictives en elles-mêmes. Elles pèsent peu dans les mises de ces joueurs et reflètent surtout le désintérêt des parieurs récréatifs, qui préfèrent les affiches connues comme la Coupe du Monde.

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Même constat sur les types de paris. Les paris sur le vainqueur d’un tournoi ou la qualification pour une finale restent l’affaire des joueurs récréatifs. En revanche, les paris sur une période de jeu (mi-temps, quart-temps, set ou jeu), taillés pour le live, sont portés pour 80 % à 89 % de leurs mises par des joueurs excessifs, selon les sports. Le régulateur évoque la possibilité, à terme, de tenir compte de la protection des joueurs dans la liste des types de paris autorisés.

Le plafond de 85 % et l’ajustement des cotes

Dernier enseignement, plus technique : le taux de retour aux joueurs (TRJ), c’est-à-dire la part des mises reversée en gains, est plafonné à 85 % en moyenne annuelle pour chaque opérateur. En 2025, il s’est établi à 84,67 %.

L’année a donné une belle illustration du mécanisme. En septembre, des résultats favorables aux parieurs ont porté le TRJ mensuel à 94,5 % et le cumul au-dessus du plafond, à 85,9 %. Les mois d’octobre (82,3 %) puis de novembre (74,2 %) ont ramené le cumul à 84,67 %. Pour l’ANJ, cette séquence semble traduire un ajustement des cotes en fin d’exercice. Le régulateur précise que cette lecture globale ne dit rien de la situation de chaque opérateur, contrôlée séparément.

Ce qu’il faut en retenir quand on parie

Pour le parieur, la note confirme deux choses utiles. D’abord, les cotes ne sont pas figées dans l’année : quand les opérateurs ont trop rendu, ils resserrent leurs marges. Ensuite, les marchés de niche joués en direct, à n’importe quelle heure, sont précisément ceux où se concentrent les pratiques à risque.

Fixer un budget, éviter d’enchaîner les paris en live sur des championnats qu’on ne suit pas et utiliser les limites de dépôt proposées par les sites agréés restent les meilleurs réflexes. La note complète de l’ANJ détaille l’ensemble des chiffres par sport.

Maxime Valade

Je décortique les casinos en ligne depuis une dizaine d'années, d'abord par passion des jeux de table, puis comme rédacteur spécialisé. Mon terrain, c'est l'analyse froide d'une offre : taux de redistribution (RTP), volatilité d'une machine, conditions réelles d'un bonus et exigences de mise cachées dans les petites lignes. Je vérifie systématiquement la licence d'un opérateur — ANJ en France, MGA, Curaçao — avant d'en parler, parce qu'un casino sans cadre légal n'a rien à faire dans une recommandation. Je rappelle à chaque article que le jeu doit rester un loisir : on mise ce qu'on peut perdre, jamais plus, et l'avantage de la maison existe toujours. Avant de publier un avis, je teste l'inscription, je lis l'intégralité des conditions et je distingue la vraie valeur du simple argument promotionnel. Mon objectif : une lecture honnête, pas une promesse de gain. Retrouvez Maxime Valade sur maximevalade.fr

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